Biodiversité

La vie marine de Saint-Pierre-et-Miquelon

Les eaux de Saint-Pierre-et-Miquelon abritent une communauté marine subarctique riche, structurée par les reliefs rocheux, les courants et les variations de température.

Ce que l'on observe

Une biodiversité façonnée par les fonds et la profondeur

• Des fonds rocheux qui structurent les communautés observées

• Des espèces fixées, brouteuses et mobiles qui coexistent

• Une température qui évolue selon la saison et la profondeur

Répartition des espèces et des habitats

Carte, fonds et température

La richesse, le substrat et la température varient selon les sites, la profondeur et la saison.

Carte interactive des sites de plongée suivis à Saint-Pierre-et-Miquelon

Site sélectionné

Basse du Colombier

29

espèces recensées

Rocheux dominant

substrat dominant

Explorer les sites

Carte source : SEANEO × CNSP 97500, suivi participatif 2023–2024. Les marqueurs interactifs reprennent les sites et les valeurs visibles sur la carte source.

Évolution de la température moyenne selon la profondeur et le mois en 2023 et 2024
La température baisse avec la profondeur et varie entre mai et octobre.
Répartition des types de substrat selon les sites de plongée
Les fonds rocheux et les blocs dominent. Sable, galets et sédiments mixtes complètent le réseau.

Surface

La surface se réchauffe jusqu'à la fin de l'été.

Thermocline

La température change rapidement entre surface et profondeur.

Profondeur

Les eaux profondes restent plus froides.

Substrats : la roche et les blocs dominent ; le sable, les galets et les sédiments mixtes créent des habitats de transition.

Source des graphiques : SEANEO × CNSP 97500, suivi participatif de la biodiversité marine, 2023–2024.

Les habitats

Les principaux habitats

Chaque substrat accueille des espèces différentes.

Roche et blocs

Le milieu dominant du réseau de plongée. Les reliefs offrent des surfaces d'accroche et des anfractuosités aux organismes fixés et aux poissons de fond.

Anémones · éponges · alcyons · chaboisseaux

Sédiments mixtes grossiers

Une mosaïque de matériaux qui crée des transitions entre fond dur et fond meuble, avec des conditions variables à courte distance.

Crustacés · gastéropodes · étoiles de mer

Sable

Les zones sableuses sont moins structurées visuellement, mais elles constituent des fonds importants pour la faune benthique et les espèces fouisseuses.

Pagures · natices · patates de mer

Galets et interfaces

Les interfaces entre galets, blocs et sable concentrent des changements rapides de courant, d'abri et de substrat.

Oursins · concombres de mer · petits poissons

Lecture fondée sur la composition des substrats présentée dans le suivi SEANEO × CNSP 97500, 2023–2024.

Les espèces structurantes

Les espèces les plus observées

Le classement et la fréquence d'occurrence distinguent les espèces régulières des observations ponctuelles.

Classement des quinze espèces les plus observées à Saint-Pierre-et-Miquelon en 2023 et 2024
Algues corallines, étoile de mer commune et oursin vert arrivent en tête.
Fréquence d'occurrence des quinze espèces les plus observées
La fréquence indique le pourcentage de plongées où l'espèce a été détectée. Elle ne mesure pas son abondance.

Végétaux marins

Lithophyllum, Ptilota, Agarum et Desmarestia sont présents dans les fonds suivis.

Échinodermes

Étoiles de mer, oursin vert, ophiures et concombre de mer sont régulièrement observés.

Cnidaires

Anémones et framboise de mer colonisent les reliefs rocheux.

Source des graphiques : SEANEO × CNSP 97500, suivi participatif de la biodiversité marine, 2023–2024.

Espèces remarquables

Espèces remarquables

Certaines espèces sont rares, vulnérables ou utiles pour suivre l'état du milieu.

Les observations exceptionnelles ne constituent pas une fréquence d'occurrence.

Pour les plongeurs

Plonger avec attention

Quelques gestes simples limitent l'impact et améliorent les observations.

01

Observer sans toucher

Les anémones, éponges, alcyons et autres organismes fixés vivent directement sur le substrat. Garder ses distances protège les colonies et évite de remettre les sédiments en suspension.

02

Lire le relief

Roche, blocs, sable et galets n'abritent pas les mêmes communautés. Prendre le temps de regarder les transitions permet de mieux comprendre pourquoi les espèces changent d'un site à l'autre.

03

Respecter la thermocline

La température varie avec la profondeur et la saison. Une plongée maîtrisée, sans descente inutile ni contact avec le fond, limite l'impact sur les habitats et les organismes rencontrés.

04

Signaler une observation

Une espèce inhabituelle, une rencontre exceptionnelle ou une évolution d'un site peut enrichir le suivi. Une photo, une date, un site et une profondeur rendent le signal beaucoup plus utile.

Ce que le suivi révèle

Les spécificités biologiques des eaux de Saint-Pierre

Les résultats donnent un état initial de la biodiversité observée sur les sites suivis.

Espèces structurantes

Un noyau de trois espèces très présentes

L'algue coralline encroûtante (Lithophyllum sp.), l'oursin vert (Strongylocentrotus droebachiensis) et l'étoile de mer commune forment un cortège détecté sur la quasi-totalité des plongées.

Espèces à surveiller

Des signaux rares mais importants

La morue franche, le sébaste acadien et le loup atlantique ont été détectés de façon rare. Le homard américain, le crabe commun et le concombre de mer font aussi partie des espèces d'intérêt suivies.

Sites remarquables

Une richesse contrastée selon les sites

Basse du Colombier, Cap Rouge et Les Canailles concentrent la richesse cumulée la plus élevée. Cette richesse reste à lire avec l'effort de plongée, qui varie d'un site à l'autre.

Exemples d'espèces

Catalogue des espèces marines

Cnidaires

7 espèces

Échinodermes

6 espèces

À retenir

La biodiversité marine de l'archipel

Eaux froides, reliefs rocheux, substrats variés et épaves forment une mosaïque d'habitats qui rend chaque plongée différente.